Un trip vertigineux au cœur du rock avec Massacre at Two Pines

A l’image de la petite chapelle de Two Pines perdue au milieu du désert, tout droit sortie de l’univers de Q. Tarantino (Kill Bill : volume 2), les compostions de Massacre at Two Pines sont un subtil mélange entre surréalisme psychotique et fureur cinglante, teintée d’un bonne dose de blues.

Le groupe, fondé en 2018 en tant que duo, se constitua en un quatuor l’année passée, poursuivant ainsi son trip psychotonique avec une impétuosité exacerbée et une ferveur harmonieuse. C’est un groupe de rock psychédélique comme on les aime : « back to the 1970s », les constructions rythmiques sont simples mais terriblement efficaces … et indubitablement hypnotiques. Les mélodies itératives nous pénètrent et ne nous laisse pas de marbre… Les solos typiquement tortueux sont au rendez-vous ; distorsions et saturations sporadiques vous immergent dans une vague amphétaminique.

Malgré les influences revendiquées comme The Black Angels, The Brian Jonestown massacre, le groupe tire avantageusement ce garage rock, aux authentiques et savoureuses imperfections, vers cet atmosphère aérien et psychédélique, à la ligne de basse pourtant si acérée. Les guitares saturées du Black Rebel Motorcycle Club sembleraient presque résonner au milieu de ce chœur éthéré, illustrant les rêves érotiques et opiacés des membres du groupe. La noirceur lancinante et la pugnacité du chant rappellent sans conteste ce célèbre cénacle californien.

« Nothing I can Say » incarne toute l’originalité de la production musicale. La voix aux accents suaves, soulignés par le jeu de guitare résonnant avec vitalité, les riffes courts et détonants confèrent toute leur puissance aux compositions, emportant alors la mélodie et le chant dans un élan irrésistible.

🖊 Florentin Courillon

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