Quand la redescente fait mal… avec La Zoy

Le nouvel EP du groupe La Zoy est sorti le mois dernier et dépeint une vie de débauche qui est à la fois sombre et clairvoyante.

Le quatuor compose un rock alternatif depuis trois ans, aux textes engagés et poétiques. Les énergies respectives des quatre membres entrent dans une symbiose puissante dès que la première note retentit. Au menu de leur nouvel EP, cinq titres, aux musicalités parfois opposées, se succèdent et transcendent l’auditeur.

Un rock grunge à la française

Saturation et clarté, légèreté et puissance, douceur et agressivité sont autant de contraires qui se retrouvent associés dans de mêmes morceaux. A l’instar des qualificatifs donnés aux personnages féminins des chansons, où l’on oscille entre « zoulette » et « princesse », les cinq titres sont emplis de paradoxes, dans un monde sombre où une jeunesse débauchée se perd. Le chanté-parlé utilisé rappelle Noir Désir alors que des accents punk se font entendre dans un déchaînement  « ecstasique ».

Rock, sexe et addictions

Les textes sont riches, en accord avec les tonalités, et abordent des thématiques moroses. La Redescente nous conte l’impitoyable puissance des drogues qui nous fait décoller, tantôt vers un univers magique, tantôt vers un enfer tourmentant. Evidemment, dont le clip est disponible, raconte les désillusions d’une vie amoureuse entachée par des passions et addictions destructrices, alors que Mr Lakav aborde la triste problématique de la solitude. Pour finir, Les Zoulettes Ecstasiques et La Princesse A Robe Noire, terminent par dépeindre un tableau où s’amassent corps décharnés et  cerveaux embrumés.

🖊 Clémence Drotz

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