« La barbe, c’est le symbole des résistants… » – Agop

Un attachement fort à l’Arménie.

Agop de son vrai nom Fred Azilazian est un artiste de Pop/Folk.
Au lycée il monte le groupe « Nacimiento » avec qui il se produit pendant des années. « On faisait des reprises mais aussi des compositions originales. On voulait dévorer le monde… ».
De l’Arménie au Costa Rica, en passant par Les Etats-Unis, il se sent chez lui partout. « Dès que j’ai des économies, je prend un avion et je m’envole. Je ne me fixe aucune frontière… »
Parti de Marseille pour s’exiler à Paris, il choisi son deuxième prénom « Agop » comme nom d’artiste. « La création de ce projet solo était l’occasion de sortir ce prénom de son tiroir et de montrer mon attache à l’Arménie… ». 
A la manière de nombreux anciens groupes américains comme les Beach Boys, The Jackson 5, The Osmonds ou encore Kings of Leon, Agop joue avec des membres de sa famille. « ma femme fait les choeurs et écrit certains de mes textes. Mon frère est à la basse et m’aide à faire mes démos. Mes cousins jouent du clavier et du duduk . Le duduk est un instrument à vent arménien. C’est d’ailleurs l’instrument que l’on retrouve dans la longue introduction de SOGH ». Ce backing band l’accompagne alors pour se produire sur scène à Paris.

A la conquête des salles parisiennes

Agop souligne les opportunités que peut offrir la ville parisienne. « A Paris, tu peux jouer dans beaucoup de lieux et cela quelque soit ton niveau. J’ai eu la chance de pouvoir tester mes morceaux rapidement et d’emmagasiner de l’expérience. ». 
Il s’est ainsi produit dans diverses salles de concerts comme le Zénith à l’occasion des soixante ans d’Europe 1 et le Zèbre de Belleville à l’occasion d’une Groover Session.
Il garde cependant un souvenir des plus mémorables d’un concert à l’Olympia.
 « Il y avait mon nom sur la devanture à côté de celui de Keane. Je me suis retrouvé a jouer mes compositions devant environ 2000 personnes. L’ambiance était survolté. C’était hallucinant . L’acoustique, l’ambiance, tout était génial…. »
Par la suite, il rêverait de jouer dans deux salles de concerts: La Cigale et Le Café de la Danse.

Des influences multiples et variées

Fan inconditionnel des Beatles, amoureux de Pop anglaise et friand de découvrir des groupes indépendants, Agop trouve néanmoins son bonheur auprès d’artistes grand public. « Je peux me retrouver à écouter des groupes indépendants comme Silver Jews, Pavement ou Yo la Tengo puis switcher avec le dernier album de DJ Snake par exemple. Je suis également touché par des artistes tels que Michael Jackson, Lady Gaga ou Justin Timberlake».
Pour lui, sa vie d’artiste se résume en quelque sorte en une navigation entre des titres très confidentiels et du mainstream. « On me dit souvent que je suis difficilement classable… ».
A la fois rebelle, écologiste et amoureux du vintage, Agop associe la mode à la politique.
« Pour moi, la barbe c’est le symbole des résistants en quelques sorte. L’intégralité de mes habits sont achetés via les friperies vintages. C’est une manière de participer à l’écologie ».
Il est ainsi récalcitrant au fait d’acheter de nouveaux vêtements et pousse la réflexion en se demandant pourquoi en créer lorsqu’il en existe assez aujourd’hui pour habiller des millions de personnes…

L’amour au centre des chansons d’Agop

Agop estime être dans une démarche Hippie et se reconnait dans leur devise Peace and Love. « Ce qui m’intéresse le plus c’est de faire des chansons d’amour au sens large ». La musique d’Agop parle alors d’amour magnifié mais aussi de rupture. Pour lui, l’amour est le fil directeur de nos vies et relie les êtres humains. « En tant qu’artiste, parler d’amour, c’est un challenge pour moi. En effet, J’ai une certaine aisance a trouver des accords et à faire des chansons mélancoliques… ».

Un single en attendant la sortie du EP.

Le nouvel EP d’Agop est prévu pour la fin d’année 2019.
En attendant, il sortira un nouveau single dont il nous dévoile le titre en exclusivité « Lame de fond ».
« Il parle de mon rapport à la chaleur puisque, physiquement et psychologiquement, je ne supporte plus la chaleur caniculaire parisienne. Partant du constat que l’on ne danse plus à deux, ce titre est un slow vintage,  façon années 80″. 
Agop nous précise que ce titre sera en son premier titre écrit en français. « C’est une preuve de plus que je ne me fixe aucune barrière… ».

Shooting By Elouan LD


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