Sur les pas de Robin Zeller…

Les textes poétiques de l’artiste, couplés à des instruments acoustiques tels que le saxophone ou la clarinette vous transporteront dans les Etats-Unis des années 1960.

Robin Zeller vient ici nous raconter son parcours musical, depuis son enfance au fin fond des Alpes jusqu’à l’enregistrement de son dernier EP à New York en novembre dernier, sous la supervision de Sam Cohen, un producteur américain qui a notamment contribué à des albums de Norah Jones, Shakira, ou encore Kevin Morby.

 

La culture anglo-saxonne a bercé la jeunesse de l’artiste isérois

Après avoir vécu les premières années de sa vie dans les alpes, Robin s’est ensuite envolé à Montréal où il commença la musique par « tradition familiale, pour faire comme mon père et mon frère ». Les mains de Robin ont commencé par effleurer les touches bicolores du piano avant de préférer les cordes rugueuses de la guitare. La prochaine destination de Robin fut ensuite l’Irlande, synonyme pour lui de folk et de Bob Dylan. Dublin connut aussi les prémices de sa plume créatrice et les premiers cafés-concerts de l’artiste. Plongé dans un univers anglo-saxon, Robin écrit ses textes en anglais, une langue qui « lui vient naturellement ».

« Je me suis installé à Paris aux alentours de l’année 2014, j’ai fait pleins de petits boulots : guide touristique à vélo, travail de nuit,… ». Entre préoccupations quotidiennes et vie parisienne, Robin a finalement sauté le pas en enregistrant son premier EP à l’automne 2017, intitulé Electric Postal Cards. C’est avec l’appui musical d’Augustin, le bassiste et de Chloé, la batteuse, que le rock-folk-indé de Robin voit le jour sur les plateformes de streaming musical.

Durant l’année 2018, le petit groupe, rejoint par un Louis guitariste, fait la tournée des salles rock de la capitale française : le Supersonic, l’International, le Bus Palladium,… En plus d’assurer les représentations sur ces scènes populaires, Robin a décidé d’élargir le spectre de ses connaissances en bénéficiant des savoir-faire du studio Melodium à Montreuil (93). Ce studio a, par exemple, participé à la création des projets musicaux de La Femme, du groupe touareg Tinariwen et de Sébastien Tellier.

 

Les Etats-Unis ramènent finalement Robin à l’instrument de son enfance : le piano

C’est en juin 2019 que les Etats-Unis sont venus à Robin. C’est en juin 2019 qu’il s’est vu offert l’opportunité d’effectuer un virage décisif dans sa carrière musicale. Sam Cohen, un producteur et guitariste new-yorkais qui a travaillé avec des artistes dont Robin possédait les vinyles (Norah Jones, Kevin Morby), a croisé sa route.

C’est ainsi que Robin passera son mois de novembre 2019 dans la ville qui ne dort jamais : New York. « J’ai profité de ce virage pour faire un changement de style musical : je suis repassé au piano ». En plus de l’instrument de son enfance, d’autres nouvelles sonorités viennent s’inviter dans l’album : celles de la clarinette et du saxophone. Ce dernier est joué par le célèbre Stuart Bogie de la scène musicale de Brooklyn.

 « Bob Dylan est mon premier amour de songwriter, celui qui m’a donné envie de me poser devant une feuille blanche et d’écrire une chanson »

Entre la pop-country-folk de Bob Dylan, le rock psychédélique des Velvet Underground,  le rock indé de Kevin Morby et l’indie rock de Cate Le Bon, les influences de Robin sont larges et s’adaptent à ses compositions du moment. Il a ainsi décidé, depuis sa reprise du piano, de se pencher sur les textes de Léonard Cohen et de Norah Jones qui invitent au jazz et au blues.

« Une grosse influence jazz va se ressentir avec le saxophone et le piano du nouvel album ». Associées à celles du jazz, ce sont aussi des influences folk qui se démarqueront dans les nouvelles compositions de Robin avec des structures simples et des refrains répétitifs. « J’aime bien effectuer un matraquage lancinant pour emmener l’auditeur dans des univers plus oniriques que rock’n’roll ».

A l’instar de la renaissance du folk des années 1960, les thèmes abordés par Robin sont variés, oscillant entre des inspirations rebelles propres au rock et une poésie proche de la réalité. Qu’ils soient engagés ou romantiques, les mots du compositeur isérois ont une portée métaphorique, supposée, afin que chacun puisse y voir ce qu’il désire, ce qui le touche.

 

Composer en « one shot », c’est le dada de Robin !

En 2019, Robin et ses acolytes sortent le titre Logical Man. C’est la première fois que Robin déroge à ses habitudes en accordant de longs mois à la composition du titre. En effet, l’artiste compose en « one shot ». « J’essaye de ne jamais revenir sur ce que j’ai fait. J’écris l’instrumentalisation et le texte en moins de trente minutes. Ainsi, j’en écris beaucoup mais je n’en garde que très peu. […] Je les choisis au feeling, au coup de cœur ».

Alors qu’habituellement il crée ses morceaux rapidement en s’appuyant sur des structures assez simples, avec 4 accords maximum, Logical Man sera l’exception à la règle. Ce titre correspond à la période où Robin a pu se former au studio Melodium à Montreuil en essayant bon nombre d’instruments différents tel que le synthétiseur, qui s’invite d’ailleurs dans ce titre. Cette nouvelle méthode s’avèrera efficace, mais ne surpassera pas la technique du « one shot » de Robin aux yeux de celui-ci.

 

Le piano sera désormais l’égal de la guitare

Pour ce qui en est de ce nouvel album enregistré en pleine effervescence new-yorkaise, sa sortie devrait s’articuler autours de l’été ou de la rentrée 2020. A l’agenda, seront aussi à inscrire les released parties normalement prévues à New York et Paris, ainsi que la sortie d’une vidéo faisant office de teasing dans les prochaines semaines…

En attendant, Robin sera bien occupé entre le recrutement d’un saxophoniste, la réalisation des clips et la préparation pour les futurs concerts qui s’appuieront sur les nouvelles compositions. Désormais, l’artiste se présentera sur scène tantôt assis derrière le piano, tantôt debout avec une guitare entre les mains.

 

 

 

🖊 Clémence Drotz

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